Tout le monde a ses propres contradictions. Le philosophe français Michel Onfray n'échappe pas à la règle.
La morale chez Kant n'est pas selon lui sans reproche à cause du lien que Kant établit entre légalité et morale. L'exemple qu'il cite est le suivant: si on devait suivre Kant jusqu'au bout de sa démarche, les actes d'un Hitler seraient moraux car inscrits dans les textes de lois.
Tout d'abord, Michel Onfray fait dire à Kant ce qu'il n'a pas dit. Ensuite, il y a dans cette critique une contradiction. En effet, Michel Onfray est engagé, en tant que militant de gauche, dans un combat politique. Or le but de la politique est justement la loi, de transmettre une action politique dans des textes de loi.
Ou cela ne serait-il pas une insinuation de sa part que son action politique est plus "morale" (ethos;finalité) que celle de Kant? La morale chez Kant a agrandi le champs de la dialectique: ce champs accorde une place à Michel Onfray. L'inverse ne semble pas vrai.
Tout n'est-il pas finalement une question d'intérêt? Dans ses prises de position, Michel Onfray semble ne pas opter pour la voie médiane (telle que par exemple tracée par Nash avec ses équilibres). La voie médiane ne serait-elle donc pas pour lui celle de la sagesse?
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