Un physicien anglais, Peter Higgs, a récemment annoncé qu'il devrait être possible, dans un futur proche, de prouver l'existence d'une force capable de générer la masse de l'univers et de rendre la vie possible. Cette force se trouverait dans l'univers sous la forme d'un boson issu d'elle: le "boson Higgs" (Reuters). Bien que démenti par le CERN de Genève, l'idée peut susciter une réflection.
Cette théorie me rappelle une autre théorie développée par un physicien français, Jean Charon, qui avait écrit qu'il y avait des traces de Dieu dans les éons ( Le monde éternel des Eons - Ed. Stock - 1980).
Je trouve l'idée d'une trace de "Dieu" ou "d'immatériel" dans la matière séduisante, spécialement si plaçée dans le contexte de la remise en cause de l'hypothèse de Lorentz, hypothèse selon laquelle la quantité de matière est égale à celle d'anti-matière (symétrie). Rappelons au passage que c'est sur base de cette hypothèse qu'Einstein a développé sa théorie de la relativité. Si, comme peuvent le faire penser des expériences récentes, l'hypothèse de Lorentz est fausse, on pourrait imaginer que "quelque chose se cachant derrière un boson ou un éon" pourrait combler le déficit d'anti-matière. Certains pourraient alors peut-être mieux comprendre, eu égard à la théorie de Charon, l'idée selon laquelle nous serions tous "les enfants de Dieu" ou encore que "Dieu est en toute chose". La théorie de Charon met à mal, selon moi, la vision d'Ilya Prigogine pour qui Dieu est une métaphore. Si Dieu est une métaphore, alors c'est une métaphore dynamique, évolutive et auto-déterminante que l'on pourrait plutôt nommer: Alphaphore.
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