Message entendu. Sera-t-il suivi?

Cher lecteur,

Nous avons publié vos remarques dans le Courrier des lecteurs daté 14-15 septembre.
Merci et bien cordialement.
Julie Léonard
Le Monde
Secrétariat
Le Courrier des lecteurs / La médiatrice

-----Message d'origine-----
De : Bernard Leclere
Envoyé : lundi 25 août 2008 10:57
À : COURRIER-DES-LECTEURS
Objet : Terroristes islamistes: vive les médias occidentaux

Terroristes islamistes: vive les médias occidentaux

Les occidentaux sont parvenus à faire le ménage dans les groupements religieux chrétiens en faisant le tri entre ceux considérés comme sectes et ceux qui ne le sont pas. Le terme "secte" est très explicite et a peu de, voire aucune connotation positive.
En faisant référence aux "terroristes islamistes" plutôt qu'à des sectes religieuses, les médias occidentaux font, sans le vouloir, la propagande des islamistes cela pour deux raisons. Tout d'abord, pour un musulman, tout ce qui touche de près ou de loin à l'islam est sacré, y compris le mot "islam". Le terme "islamiste" est trop proche de "islam". Ensuite, le terme "terroriste" a tellement fait l'objet de manipulations que dans la plupart des conflits, l'ennemi est maintenant systématiquement qualifié de terroriste. Au point que terrorisme est devenu synonyme de conflit armé. Or, la notion de lutte (jihad) fait partie de la culture musulmane. Les musulmans qui savent lire et qui ont lu le coran savent que le "grand" jihad est tourné vers soi-même (le plus grand ennemi de l'homme est lui-même). Les musulmans non-érudits, quant à eux, sont manipulés par des chefs de "sectes" qui détournent la principale cible du jihad à des fins militaires. Ainsi, des personnes généralement peu éduquées sont fières d'être ce que les médias appellent des "terroristes islamistes", car ils traduisent le terme par "guerriers de l'islam".
L'équivalent de centaines de millions de dollars sont ainsi dépensés chaque année en propagande (gratuite) pour le bénéfice de sectes. Plutôt que de parler "d'attentat terroriste", pourquoi ne pas parler d'attentat de la "secte de ou liée à al-qaeda", plutôt que de parler "d'islamiste" pourquoi ne pas parler de "membre de secte"?

La géométrie du savoir

Avant l'informatique, lorsqu'on voulait effacer la mémoire de quelqu'un, on brûlait ses livres, on rasait sa maison ou son tombeau. Aujourd'hui, dans le monde dit de l'information, il suffit de presser la touche "delete". Avec "delete", on peut en sortir aussi vite que l'on y est entré. Ainsi, c'est avec une certaine tristesse que j'ai vu disparaître d'internet le site de Jude Wanniski, un ancien du WallStreet Journal, ou encore que j'ai du "deleter" la correspondance email avec un copain d'université décédé, qui avait fait un bon bout de chemin en politique belge.
Un jour, mon fils a ramené de son collège un livre d'introduction générale à la philosophie de 1927 d'un certain E. Baudin. Le livre était destiné à une opération de recyclage de papier. L'évènement fut un rappel du caractère ephémère de la connaissance et que la mémoire n'est pas suffisante pour donner de la consistance au savoir.
Tous les outils créés par l'homme pour mieux comprendre l'univers ne font souvent que du "fitting" de lois préexistantes qui, par nature, ne "parlent pas mathématiques" mais qui, pourtant, portent en elles des principes pouvant être symbolisés par des représentations (mathématiques ou autres) inventées par l'homme. Cette possibilité de création symbolique facilite les échanges, la communication et ne fait bien entendu pas de l'homme le créateur des ces lois, bien qu'elle lui donne, le cas échéant, la faculté de les répliquer. La connaissance dépend du language et le language n'est pas savoir. Prétendre que les sciences sont au sommet du savoir revient à considérer le savoir comme étant vertical. Or, les indiens de tributs reculées qui connaissent les facultés curatives de certaines plantes parce que "les plantes leur ont parlé", savent "mieux" que certains docteurs en philosophie adeptes d'une soit-disant échelle du savoir. Les sciences permettent de voir plus loin et non nécessairement plus haut. Le savoir est multidimensionnel et sphérique et non vertical.

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L'Alphaphore

Un physicien anglais, Peter Higgs, a récemment annoncé qu'il devrait être possible, dans un futur proche, de prouver l'existence d'une force capable de générer la masse de l'univers et de rendre la vie possible. Cette force se trouverait dans l'univers sous la forme d'un boson issu d'elle: le "boson Higgs" (Reuters). Bien que démenti par le CERN de Genève, l'idée peut susciter une réflection.
Cette théorie me rappelle une autre théorie développée par un physicien français, Jean Charon, qui avait écrit qu'il y avait des traces de Dieu dans les éons ( Le monde éternel des Eons - Ed. Stock - 1980).
Je trouve l'idée d'une trace de "Dieu" ou "d'immatériel" dans la matière séduisante, spécialement si plaçée dans le contexte de la remise en cause de l'hypothèse de Lorentz, hypothèse selon laquelle la quantité de matière est égale à celle d'anti-matière (symétrie). Rappelons au passage que c'est sur base de cette hypothèse qu'Einstein a développé sa théorie de la relativité. Si, comme peuvent le faire penser des expériences récentes, l'hypothèse de Lorentz est fausse, on pourrait imaginer que "quelque chose se cachant derrière un boson ou un éon" pourrait combler le déficit d'anti-matière. Certains pourraient alors peut-être mieux comprendre, eu égard à la théorie de Charon, l'idée selon laquelle nous serions tous "les enfants de Dieu" ou encore que "Dieu est en toute chose". La théorie de Charon met à mal, selon moi, la vision d'Ilya Prigogine pour qui Dieu est une métaphore. Si Dieu est une métaphore, alors c'est une métaphore dynamique, évolutive et auto-déterminante que l'on pourrait plutôt nommer: Alphaphore.

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